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Homélie du 27ème dimanche du temps ordinaire

dimanche 8 octobre 2017, par JMRoche

27 dim A 2014 – Is 5,1-7 ; Ps 79 ; Phi 4,6-9 ; Mat 21,33-43

Dans la première lecture, le chant du bien-aimé extrait du livre d’Isaïe, le Seigneur parle de sa relation avec son peuple en se mettant dans la peau d’un vigneron qui soigne avec le plus grand soin sa vigne mais qui en reçoit de mauvais raisins parce qu’elle refuse de lui en donner du bon. Du coup le Seigneur ôte la clôture pour la livrer aux animaux sauvages et la transformer en champs d’épines et de ronces. Ce que le peuple n’a pas voulu donner, en tant que vigne plantureuse, il le donnera en étant pillé par les nations !

Le psaume 79 nous place du point de vue de quelqu’un qui ne comprend pas pourquoi le Seigneur abandonne son peuple, son troupeau, sa vigne aux envahisseurs ! Pourtant il ne désespère pas de son Seigneur. Il continue l’invoquer et à en attendre le salut ! Il témoigne d’une foi irréductible ! Reconnaissons en lui le bon fruit que la vigne n’a pas voulu donner mais qui apparaît quand elle dévastée ! La vigne de la parabole proposée par Jésus aux grand-prêtres et aux scribes, est la vigne dont le fils du vigneron doit hériter. C’est une vigne filiale et la travailler c’est participer à la dignité du fils. Et Jésus souligne la position centrale du fils en le faisant devenir « pierre angulaire », plus exactement « pierre tête d’angle ». Il en fait ainsi le point d’unité de quelque chose qui est à la fois une construction et un corps. Mais il n’abandonne pas la figure de la vigne car elle sera bien donnée à un autre peuple qui lui fera produire son fruit : un peuple de croyants à la ressemblance du psalmiste à la fois œuvre de Dieu et corps filial parce que ses membres accepteront sans jalousie de partager la dignité filial du Christ.

Ces textes mettent en évidence la haine de Dieu, la haine du Père, qui nous habitent et qui nous conduit à tuer son fils tant chez nous que chez les autres tout d’abord en l’empêchant de naître, puis en l’agressant quand il se présente. Ils nous apprennent aussi que notre Père est plus tenace que notre haine et que des contextes le plus catastrophique il fait des lieux de naissance pour ses fils comme en témoigne notamment le psaume. La parabole de Jésus nous apprend aussi qu’il y a un peuple qui est capable de donner du fruit, du bon fruit. Et les conseils de Paul sont opportuns pour y prendre place. Prier car c’est reconnaître le Père pour ce qu’il est, et travailler sans cesse pour incarner le Christ en discernant ce qui est vrai, noble, juste, pur, aimable, honorable au regard de l’Evangile. C’est ainsi que nous serons les fils de notre Père, le Dieu de la paix.

Amen.

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