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Homélie du 27ème dimanche ordinaire

samedi 14 octobre 2017, par JMRoche

HOMELIE DU 27e DIMANCHE ORDINAIRE ANNEE A

Nous sommes la vigne de Dieu.

Les jardiniers, spécialement ceux qui cultivent des produits maraichers, savent le temps et l’attention qu’il faut accorder aux plantes pour en attendre de bonnes récoltes. Il en est de même pour la vigne. Quelle déception quand après tous ces soins la récolte est mauvaise.

Le passage de l’évangile de ce dimanche et la première lecture dont il reprend l’idée sont faciles à comprendre. Ces deux textes mettent en exergue le choix du peuple d’Israël, symbolisé par une vigne plantée par un riche propriétaire. Avec le prophète Isaïe, malgré tous les soins déployés pour cette vigne, elle n’a pu produire que du mauvais raisin. En reprenant la même parabole de la vigne, Jésus dans l’évangile déplore la mauvaise gestion des vignerons, qui non seulement refusent de remettre la récolte au propriétaire mais cherchent même à s’en accaparer en élimant les serviteurs du propriétaire et même son fils.

Dans cette parabole se dévoile la double infidélité d’Israël qui non seulement n’a pas été à la hauteur de l’Alliance en menant continuellement une vie de désobéissance et de révolte contre Dieu, mais aussi en persécutant les prophètes que Dieu lui envoyait, y compris le Messie qu’il attendait et qu’il a condamné à mort. A travers la parabole de la vigne, il s’agit de redécouvrir l’amour de prédilection manifesté à Israël par Dieu en contraste avec l’ingratitude de ce peuple. Mais ce qui est aussi important à comprendre, c’est que derrière Israël, c’est en fait l’histoire de toute l’humanité qui est racontée, car c’est nous qui sommes la vigne de Dieu, son nouveau peuple. A tous et à chacun, Dieu attend un fruit qui soit digne de notre élection de fille et de fils adoptifs du Père aux côtés de son Fils Unique Jésus le Christ.

La parabole de ce dimanche peut être comparée aux parents qui donnent ce qu’ils ont de meilleur pour que leur enfant réussisse bien sa vie. Mais il arrive que l’enfant ne réponde pas toujours à cet amour bienveillant, prévenant et bienfaisant. Cette situation engendre tristesse et déception voire parfois colère mais rarement abandon. Car les parents sont ainsi faits, ils continuent à aimer leur enfant quoi qu’il arrive. Le Seigneur lui aussi ne cesse jamais de nous aimer. Au moindre geste de notre part, au-delà de nos infidélités, au-delà des fruits amers que nous produisons parfois, il reste fidèle et est capable de répandre à nouveau à profusion son amour sur nous.

Nous sommes donc la vigne du Seigneur. Nous avons tout reçu de lui gratuitement :la vie, la santé, la famille, le travail, la maison, les enfants, la foi…Que faisons-nous des dons dont il nous a comblé ? Produisons-nous le fruit que le Seigneur attend de nous ? Vivons-nous de façon à lui plaire, ou sommes-nous indifférents à ce devoir de porter de bons fruits qui nous incombe ? Jésus dans la parabole de ce dimanche, va plus loin. Il voit en nous des vignerons à qui Dieu a confié sa vigne. La vigne à nous confier pourrait être la famille, une personne seule, un ami en situation, notre travail, un service en paroisse…Qu’avons-nous fait de la vigne du Seigneur ?

Comme toujours, notre Seigneur parle pour les auditeurs présents et aussi pour les auditeurs futurs. Ses paroles sont un avertissement pour l’Eglise qu’il fonde et donc pour chacun de nous. Cette parole adressée hier aux pharisiens, nous est adressée aujourd’hui. La vigne nous sera-t-elle enlevée pour être confiée à d’autres vignerons ?

Que l’Eucharistie de ce jour soit pour chacun le temps de l’engagement décisif à donner le fruit que le Seigneur attend. Amen. Amos BAMAL

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