Accueil du site > Vie paroissiale > Homélies > Homélie du 29ème dimanche ordinaire

Homélie du 29ème dimanche ordinaire

mercredi 25 octobre 2017, par OPetit

29ème dim A – Is 45, 1-6 ; Ps 95 ; 1 Th 1, 1-5 ; Matt 22, 15-22.

Nous tombons souvent dans le piège tendu à Jésus. En effet, qui ne s’est pas demandé s’il ne trahissait pas sa foi en acceptant de vivre en société ? Jésus déjoue ce piège en se faisant présenter une pièce de monnaie portant une effigie sur une face et une inscription sur l’autre, puis en faisant constater que toutes deux sont référées à César et enfin en invitant ses auditeurs à rendre à César et à Dieu ce qui leur revient.

Cette pièce porte donc une effigie et une inscription. L’effigie condense ces statuts et ces identités qui nous situent les uns par rapport aux autres tandis que l’inscription catalyse toutes ces écritures qui nous relient les uns aux autres. Qu’elles soient l’une et l’autre de César fait de ce dernier le principe qui fédère en une seule société la diversité des statuts ou des identités par un bon fonctionnement des écrits. Jésus invite ses auditeurs au discernement. Il ne faut pas rendre à César ce qui revient à Dieu et à Dieu ce qui revient à César. Mais que faut-il réserver à Dieu et ne jamais donner à César ? Notre âme, notre corps et notre désir ! Soit tout ce que le sacrement du baptême honore ! Et pourquoi cela ? Parce qu’aucune représentation ou identité et aucun écrit n’est plus fort que la mort ! Misons plutôt notre âme, notre corps, notre désir sur Dieu tel que Jésus nous le révèle. A savoir sur ce Père qui nous propose un amour plus fort que la mort mais qui ne se rencontre que dans le silence et le secret.

Ceci dit, nous devons prendre au sérieux les jeux sociaux et institutionnels car il vaut mieux qu’ils soient portés par des femmes et des hommes en phase avec Dieu tel Cyrus ou ces Thessaloniciens dont la foi active réjouit Paul. Tous tiennent d’autant mieux leur place dans la société qu’ils sont accrochés au Père et que sa reconnaissance leur importe plus que toute autre.

L’apprentissage de ce discernement protecteur de ce qui revient à Dieu est un enjeu éducatif majeur et il importe que les enfants le voient en acte chez les adultes. Que nos enfants trouvent en nous des femmes et des hommes sérieux avec César mais passionnément attentifs à ce Père qui se tient dans le secret selon les mots de Jésus lui-même au chapitre 6 de ce même évangile selon St Matthieu.

Olivier Petit.

SPIP | squelette | Mentions légales | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0