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Homélie du Corps et du Sang du Christ

dimanche 3 juin 2018, par JMRoche

Corps et Sang du Christ 2018 Ex 23, 3-8 ; Ps 115 ; Hé 9, 11-15 ; Mc 14, 12-16.22-26

La première lecture s’insère dans la longue séquence durant laquelle le Seigneur donne à Moïse la Loi au Sinaï. Elle commence par la transmission du code de l’Alliance. Ceci étant fait, Moïse revient vers le peuple comme nous venons de l’entendre. Puis il remonte à nouveau vers le Seigneur qui lui donne alors les consignes concernant le temple et le culte.

Moïse vérifie d’abord si le peuple est partant pour mettre en pratique le code de l’Alliance. Celui-ci ayant répondu positivement Moïse procède à un rite sacrificiel qui mérite toute notre attention.

Il construit un autel avec douze pierres représentant le peuple d’Israël. Puis, il fait immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de Paix dont il récupère le sang. Celui-ci va servir de lien paisible entre le Seigneur et son peuple et Moïse annonce comment en aspergeant l’autel avec une moitié de celui-ci. Il va y avoir une transfusion depuis le Seigneur vers son peuple. Puis il lit le livre de l’Alliance au peuple qui s’engage solennellement à tenir l’Alliance. Moïse asperge alors le peuple : telle du sang la parole du Seigneur vivifiera le peuple. Il est à remarquer que la viande des taureaux disparait du récit. Cela peut s’expliquer parce que d’abord les douze pierres de l’autel puis le peuple en prennent le relais en bénéficiant du sang.

Nous ne sommes pas très loin de ce que nous vivons durant la messe. Mais les deux extraits de l’évangile selon St Marc que nous venons d’entendre sont bien plus éclairant.

Pour accéder au lieu du repas, les deux disciples doivent faire confiance à la parole de Jésus qui les invite à suivre un homme porteur d’une cruche d’eau. Ne peuvent donc accéder à ce lieu que des personnes dynamisées par un appel et acceptant de suivre un serviteur qui porte la promesse de la vie.

Ces deux serviteurs rejoignent un maître de maison qui les fait accéder à une salle aménagée et prête. Le lieu du repas est donc disponible en permanence, disponible éternellement.

Au lieu des agneaux sacrifiés lors de la Pâques d’Israël, des taurillons sacrifiés mais aussi du livre de l’Alliance nous trouvons Jésus qui transfert son corps, et son sang, via le pain et le vin vers ses disciples. Ainsi par sa disparition Jésus établit ses disciples pour qu’ils portent en leur chair la parole du Seigneur.

Ainsi l’eucharistie rassemble les disciples du serviteur de la vie en un évènement toujours actuel durant lequel ils sont établis pour incarner la parole du Seigneur, parole de vie, et la diffuser.

La deuxième lecture est centrée sur le sang de Jésus qui purifie nos consciences des œuvres mortes. Entendons par-là qu’en mourant d’honorer sans faiblir l’amour du Père et l’amour des frères, Jésus répand une puissance de vie qui l’emporte sur la mort y compris quand elle est à l’œuvre en ses disciples et que ceux-ci en bénéficient quoi qu’ils aient pu faire dès lors qu’ils acceptent d’aimer à leur tour.

Afin de bien vivre cette eucharistie, prenons le temps de vérifier si nous sommes venus ici portés par une parole, en disciple du serviteur de la vie, désireux d’incarner la parole du Seigneur.

Amen.

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