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Homélie du 7ème dimanche de Pâques

dimanche 13 mai 2018, par JMRoche

7è dim Pâques 2018 – Ac 1,15-26 ; PS 102 ; 1 Jn 4,11-16 ; JN 17,11-19

L’évangile selon St Jean rapporte le discours que Jésus tient après le lavement des pieds. Il s’adresse d’abord à ses disciples puis à son Père. Nous venons d’entendre un extrait de cette prière.

Jésus s’inquiète pour ses disciples alors qu’il les quitte pour rejoindre son Père. En effet, bien que veillant à les maintenir fidèle à son nom, il y en a quand même un qui a préféré s’en aller à sa perte. Certes l’Ecriture envisageait cette possibilité, mais il n’empêche … J’y reviendrai.

Jésus sait par expérience que cette fidélité est source d’une joie immense : celle d’incarner la parole du Père. Il sait aussi que le monde propose des alternatives redoutables qu’ils regroupent sous le terme de « mauvais ». Et même si cheminer avec lui a donné à ses disciples une certaine liberté à l’égard du monde, ils restent vulnérables.

Goûter à cette vérité qui advient dès lors que l’on incarne la parole du Père est le seul véritable contrepoison au mauvais. Ainsi Jésus demande à son Père pour ses disciples la grâce d’accéder à cette vérité en incarnant sa parole tout comme lui.

Dans la deuxième lecture, Jean explique que cette fidélité à la parole, que cette sanctification ou consécration, consiste à nous aimer les uns les autres grâce à l’Esprit Saint comme Jésus le commande, et à proclamer ainsi que Jésus est fils de Dieu. Autrement dit, cela consiste à accepter de vivre porté par la parole d’un autre contrairement à Judas.

Celui-ci avait pourtant commencé à suivre Jésus qui l’avait appelé comme apôtre. Mais en cours de route il a décidé de se faire « un petit chez-soi » en livrant Jésus comme on livre des colis ou des pizzas. Il y a perdu sa colonne vertébrale car ce qui le tenait était sa relation à Jésus. Il s’est donc effondré et disloqué, à la différence de Pierre.

Son reniement n’est pas une trahison mais la conséquence d’une prise de risque présomptueuse. Il s’est cru suffisamment fort pour accompagner Jésus dans sa mort et sa résurrection sans attendre d’en avoir la maturité. Aussi une fois l’humiliation digérée, Pierre se révèle un leader remarquable comme en ce premier chapitre du livre des Actes.

Rendons grâce de trouver notre joie et notre vérité à aimer. Demandons à nouveau au Père son Esprit pour que nous continuions à trouver l’une et l’autre en incarnant son amour à la suite de son Fils.

Amen.

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